Article issu du Magazine Avenir et Santé – Bastien Dudzik, infirmier libéral, président FNI Pas-de-Calais, élu URPS Hauts-de-France
«Comme nombre de mes collègues, je prends en charge divers types de handicaps moteurs à domicile : suites d’AVC, accidents de la route ou agressions, ou encore liés au vieillissement.
Le handicap fait partie du quotidien des Idel. Mais ce qui rend mon activité d’infirmier libéral particulièrement enrichissante, c’est l’accompagnement que je mène depuis plus de dix ans dans un foyer non médicalisé, dont l’objectif est de permettre aux personnes en situation de handicap de vieillir dignement jusqu’à la fin de leur vie. J’y exerce depuis le début de mon activité libérale et j’y interviens dans le cadre de la prise en charge des patients les plus dépendants. Mes missions ont un peu évolué au fil du temps puisque originellement, l’établissement cherchait un Idel pour soulager les effectifs essentiellement pour accompagner dans les soins d’hygiène et de confort.
Aujourd’hui, je dirais que 50% de mes interventions concernent la dépendance et 50% des soins techniques. Bien que libéral, je suis présenté comme un membre de l’équipe où je tiens la place de personne ressource: je connais tous les patients, leur(s) pathologie(s) et leurs traitements, leurs habitudes. Je suis également en lien avec leurs médecins avec lesquels une réelle coordination s’est mise en place tout comme avec les autres professionnels de santé notamment les kinésithérapeutes.
Dans ce type de structures, ce sont essentiellement des professionnels libéraux qui interviennent auprès des patients sur le versant santé. En effet, les aides médico-psychologiques (AMP) qui travaillent dans ces établissements ne sont pas des aides-soignants. Je suis aussi là pour les rassurer car ils peuvent paniquer plus facilement en cas de problème de santé.»

